En 2008, la direction de Météo-France, aux ordres du précédent gouvernement, a choisi de supprimer la moitié des centres départementaux de la météorologie (CDM) et plus de 500 postes d’ici 2017.

 

Les météorologues, soutenus par les usagers et élus locaux, s’y étaient opposés en nombre (grève de deux semaines).

 

Depuis, la fermeture des premiers centres s’est accélérée, inaugurant la mise en place programmée des « déserts météorologiques » au cœur de la France.

 

En Bretagne, après Lorient, c’est au tour du centre départemental des Côtes d’Armor, situé sur l’aéroport de Trémuson depuis 1985, de « baisser le rideau » au 31 juillet, même si depuis l’hiver dernier, petit à petit l’activité a été transférée sur Rennes.

 

Fin septembre, ce sera le tour de Quimper, puis viendra Vannes. Au final, il ne restera que Rennes et Brest comme présence de Météo-France en Bretagne.


Les risques de dysfonctionnements sont donc importants : baisse significative de la qualité et de la précision des bulletins, baisse de la réactivité face aux situations imprévues, risque de retard dans la diffusion des bulletins, difficultés à
bien prendre en compte les besoins des usagers, notamment dans les situations de crise.

 

A cela s’ajoute une réorganisation complète de la prévision sur le territoire.


Pourtant, la création des centres départementaux ne date que des années 1980-1990, (ce qui amena d’ailleurs le transfert de la station de Rostrenen, ouverte en 1954, plus près de la préfecture).

 

Cela s’est concrétisé par le développement d’activités vers plein de secteurs de la société : aéronautique, mer, agriculture, enseignement, BTP, tourisme, etc., avec le développement de partenariats avec les collectivités locales. C’est aussi grâce à l’expertise locale acquise que les prévisionnistes départementaux ont pu affiner la connaissance des microclimats.

 

Toute cette dynamique mise en place depuis 25 ans a été balayée d’un coup de trait de RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques).

 

C’est pourquoi les personnels de Météo-France, qui se sentent dans leur majorité abandonnés par
leur direction, accusent le coup : forte démotivation, situations de grande souffrance, d’isolement.

 

Cette souffrance est encore plus forte pour les agents à qui on ne propose aucune solution satisfaisante de reclassement.


Les météorologues demeurent très attachés à la qualité de l’information météorologique et à leurs missions de service public. Ils souhaitent pouvoir faire profiter l’ensemble de la population et des secteurs économiques des avancées scientifiques et techniques dans le domaine de la météorologie.


L’union départementale CGT des Côtes d’Armor défend la cause des personnels et dénonce les fermetures des centres et stations météorologiques, dont notamment celle de Trémuson.

A METEO-FRANCE, nous subissons depuis plusieurs années des baisses d’effectifs et de budgets. Nous subissons des fermetures, restructurations, mutualisations qui se font au détriment de la qualité de notre travail et de la santé des personnels.

 

Les méthodes employées sont dévastatrices car tout se fait le plus souvent dans une totale opacité. Cela engendre des rumeurs qui mettent mal à l’aise l’ensemble du personnel, technique, administratif et ouvrier d’état.

 

Les concertations faites en catimini et/ou dans l’urgence ne permettent pas de faire un état des lieux réaliste des services avant d’éventuellement envisager des réorganisations.

 

En imposant des délais parfois très courts pour rédiger des rapports sur les chantiers qu’il a mis en place récemment, le PDG court-circuite une vraie concertation.

 

En même temps, des groupes de travail fleurissent de toutes parts pour, dans l’urgence, répondre aux nouvelles demandes des « clients » en réorganisant les services tout en compressant les effectifs : la direction de Météo-France vend des prestations automatiques, mais veut des personnels à sa botte pour répondre nuit et jour aux sollicitations !

 

NON l’automatisme ne règle pas tout. OUI nous devons être disponibles jour et nuit, mais il faut s’en donner les moyens, et faire en sorte que le travail de nuit soit reconnu et compensé.

 

Dans tous les services, nous refusons la concentration des tâches sur un minimum d’individus qui travailleraient dans des conditions déplorables.

 

Nos dirigeants se positionnent dans une logique d’austérité, sans mettre en avant les missions de Météo-France et la présence essentielle des personnels au plus près du terrain pour répondre aux besoins sans cesse grandissants de la population et du monde économique.

 

Face à ce rouleau compresseur, des collègues, soutenus par les syndicats, se mobilisent : à Chambéry et à Lyon St Exupéry il y a quelques mois, à Nancy récemment, à Lesquin, dans les services TTI et PREVI, à Toulouse (DP, DSO, services administratifs …), dans les centres censés fermer d’ici 2016, …

 

Nous devons poursuivre ce travail en commun pour contrer la casse de notre établissement.

Nous devons aussi interpeler ceux qui, par leurs choix et leurs décisions, mettent à mal un établissement comme Météo-France qui a prouvé sa capacité à répondre aux besoins des usagers et des clients.

 

POUR IMPOSER D’AUTRES CHOIX QUE CEUX DU PATRONAT ET DU GOUVERNEMENT, L’ACTION RÉSOLUE ET DÉTERMINÉE DU MONDE DU TRAVAIL S’IMPOSE !

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