FILIÈRE MARITIME

 

Industrie navale, le transport maritime et l'activité portuaire : La CGT lance une campagne revendicative sur l'avenir de la filière maritime

 

 

La Confédération, en lien avec les Fédérations des Syndicats Maritimes, des officiers de la Marine Marchande, de la métallurgie, de la chimie, des ports et docks, des travailleurs de l'Etat et de l'UIT a décidé de lancer, dès début 2013, une grande campagne sur l'avenir du maritime français avec et en direction de tous les secteurs et territoires concernés par les enjeux du transport maritime et portuaires, la construction navale, réparation et maintenance et la déconstruction et dépollution des navires en fin de vie.

 

L'objectif des participants (une cinquantaine) à la journée de travail du 14 février 2013 a été de mettre en commun les constats et propositions pour aller vers une mobilisation des syndicats des fédérations et des organisations des territoires pour la relance de la filière du maritime.

 

Construction, réparation, maintenance navale et déconstruction des navires : les moteurs indispensables dudéveloppement industriel et l'avenir de la filière maritime.

 

Cette filière touche une grande partie de nos territoires, avec tout ce que cela entraîne en termes d'emplois, d'aménagement et de développement économique et industriel, d'avenir de multiples entreprises et des professions notamment de marins.


La construction navale française concerne la construction des navires civils et des bâtiments de guerre de la Défense et représente 40 000 emplois directs et deux fois et demi en emplois indirects.

 

La navale serait elle remise à flot par la commande d'un paquebot géant que STX-France à Saint Nazaire vient de décrocher avec à la clé 10 millions d'heures de travail pour la construction de l'OASIS ?

 

Si à première vue le méga contrat sauve les chantiers atlantiques, il ne remet pas au travail les salariés notamment des sous- traitant et des filiales, obligés d'attendre septembre (voire de mettre la clé sous la porte d'ici là pour cause de faillite de leurs sociétés!), pour la mise en route de la production.


Se pose donc la question de la diversification et du développement de la navale à Saint Nazaire pour d'autres navires et tout ce qui touche la recherche et développement (R&D) comme à Cherbourg, Lorient, Brest où sont produits des navires plus modestes ou à Marseille où existe la plus grande cale sèche.


Les enjeux industriels, sociaux et environnementaux sont au cœur de la relance de cette filière industrielle.

 

Il faut gagner de nouvelles commandes pour répondre aux besoins de renouvellement des navires ferries de la SNCM et CNM, celle de navires spéciaux EDF pour les chantiers d'éoliennes (40), ainsi que des méthaniers de GDF (53), de navires d'approvisionnement de produits pétroliers (40) et de navires fluviaux.

 

La CGT veut être moteur dans cette démarche : la CGT des marins de la SNCM revendique avec les salariés de STX que la commande soit attribuée aux chantiers navals de Saint Nazaire pour lancer la stratégie industrielle de renouvellement des ferries de la SNCM dans le cadre de la DSP sur les dessertes de la Corse ; c'est un combat qui concerne beaucoup de monde, c'est le service public, c'est l'emploi et le développement des territoires, la pérennisation du pavillon français contre le dumping social en méditerranée.

 

De même, il faut exiger l'obligation d'approvisionnement de produits pétroliers, en lien avec nos raffineries et l'indépendance énergétique par des navires battant pavillon français 1er registre avec des marins ENIM à bord.

 

L'avenir de la filière du transport maritime avec le pavillon français 1er registre est en jeu pour maintenir et protéger l'emploi de marins français contre des dérèglementations européennes et des lobby des armateurs.

 

La pérennisation de l'emploi sur le long terme, passe par le maintien des métiers et des savoir -faire, le développement de compétences nouvelles dans l'industrie navale qu'il s'agisse de construire ou de réparer et de maintenir des navires ainsi que de déconstruire, dépolluer et recycler des navires en fin de vie.

 

Il faut répondre aux besoins et développer l'emploi qualifiés dans nos régions, sinon c'est le recours massif à des salariés détachés sous statut étranger, à de l'intérim et la précarisation pour tous.

 

La transition énergétique et la spécialisation vers les EMR notamment vers l'éolien offshore y compris sur de grandes zones portuaires, ne doit pas se substituer à la construction et encore moins à la réparation navale.

 

La CGT exige un plan de cohérence des investissements dans les capacités de la filière industrielle navale y compris l'édification d'une filière industrielle franco-européenne de la déconstruction des navires en fin de vie et de recyclage des matières premières (Eco-Industrie / Recyclage). 

 

La mobilisation confédérale y compris au niveau de l'Europe doit faire bouger les lignes sur la question des garanties sociales et de santé pour les travailleurs dans le règlement européen soumis au Parlement d'ici l'été. 


Décision a été prise de poursuivre cette initiative dans les régions en façade maritime, afin d'associer à cette démarche un maximum d'entreprises et de salariés concernés, particulièrement de la sous–traitance.


Prenant appui sur cette démarche revendicative en territoire, cette campagne confédérale sur l'avenir maritime Français doit déboucher sur une initiative nationale de mobilisation et de lutte pour l'industrie navale et l'avenir de la filière maritime à Paris avant l'été.

 

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